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Les premiers romans

  • L'extraordinaire histoire du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa - Romain Puertolas (Le Dilettante - 2013 )

"Si vous en voulez du bien barré, qui fait rire et même parfois, un peu pleurer. Du roman à la Pierre Dac ou à la Pierre Desproges, un roman qui fait du bien, tartiné tout partout de bons sentiments, de gitans qui se font voler (si si si!!!), de migrants qui se font migrer à l’insu de leur plein gré, d’actrices en morceaux qui sont des princesses, et surtout d’un Indien, arnaqueur de bons sentiments, voleur de note de taxis, bonimenteur de toutes les foires, magicien de bonne fortune, spécialiste de toutes les évasions les plus surréalistes. Bref, vous voulez un roman qui fait du bien, alors ce livre est fait pour vous !"

"Il faut également remercier Ikea pour la solidité de ses armoires contenant de l’Indien enturbanné, le printemps libyen pour un chapitre pas piqué des hannetons, la villa Borghese pour tout et plus encore, Marie, la belle Marie pour avoir accepté de déjeuner à la cafétéria du magasin nommé dans le titre de l’ouvrage et les Taxis gitans pour les kilomètres effectués du haut en bas de l’ouvrage."

Extrait du Coup de coeur de notre libraire, Jean-François Delapré
(Librairie St Christophe - Lesneven)

Un roman humoristique et bien construit, parfait pour un moment de lecture-détente. Si vous ne retenez pas le titre à rallonge du livre, retenez au moins le nom de l'auteur car ce n'est que son premier roman !

  • Ta gueule ! On tourne  - Jade-Rose Parker (Kero-2013)

Michel, au chômage depuis un bon paquet de temps, s’est consacré à l’écriture d’un scénario.

Quand il se voit refusé par toutes les maisons de production avec François, un ami aussi paumé que lui, il se lance le défi de réaliser son film envers et contre tous.

Aux grands maux, les grands remèdes, ils kidnappent des stars à la réputation internationale qui se retrouvent contraintes et forcées de jouer le jeu.

Avec ce premier roman, Jade-Rose Parker nous embarque dans une aventure riche en rebondissements, pleine d’humour et de bons sentiments.

Des situations parfois improbables mais on se laisse embarquer sans problème dans cette histoire qui apporte une touche de légèreté à cette rentrée littéraire.

  • Uniques - Dominique Paravel (Serge Safran editeur-2013)

"Quel lien existe-t-il entre deux phrases, entre deux personnes, entre plusieurs histoires?" (p.145). Tel pourrait être le fil conducteur de ce premier roman, petit bijou de poésie et de sensibilité.

Jour de l'Epiphanie, rue Pareille à Lyon. Un espace-temps unique, comme pour mieux saisir l'ordinaire des vies qui se croisent dans ce lieu banal, hissé au statut de personnage. Ce sont ainsi cinq destins, cinq vies ordinaires que dépeint l'auteur dans la première partie du roman, cinq anonymes qui ont pour seul point commun de vivre dans cette rue. Elisa, vieille émigrée italienne, en errance dans les rayons du supermarché, la petite Violette qui fait le cruel apprentissage de son appartenance au monde des pauvres, Elisée qui scrute sa voisine par la fenêtre, Angèle, triste travailleuse dans un centre d'appels, quand Jean-Albert s'attache à licencier les ouvriers d'une entreprise textile: cinq anonymes uniques et ordinaires, pris sur le vif d'une journée comme les autres. Cinq personnages qui croisent subrepticement, de façon éphémère, une mystérieuse femme portant des gants rouges.

C'est alors cette femme, Susanna, qui devient la narratrice dans la deuxième partie du roman. Cette artiste pose de fait un regard différent sur cette rue Pareille, sa rue. Un regard d'artiste. Un regard qui tisse des liens entre ces anonymes, comme si ces fragments de vie dépeints dans la première partie pouvaient être reliés et acquérir un sens. Une femme enfin qui s'interroge sur son passé, sur la puissance de l'art, sur le rôle de l'artiste.

La troisième partie du roman est consacrée à l'histoire de cette rue. C'est à nouveau par des fragments que cette histoire nous est contée, petits bouts de lutte, récits d'une oppression passée. Les anonymes de la première partie paraissent alors s'ancrer dans un flux humain, dans une communauté qui les surplombe: ces destins sans lien acquièrent de fait une identité, une appartenance.

Ce roman touche par la grâce avec laquelle l'auteur parvient à saisir l'éphémère, l'instant, la banalité du quotidien. Dominique Paravel confère qui plus est un sens à ces instants volés, à ces mosaïques de moments perdus. Et réalise par là la gageure de l'art, de l'oeuvre: réunir, rassembler.

Médiathèque
François Mitterrand
68 rue Vincent Jézéquel
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