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Petite histoire du cirque

Cirque : vient du latin « circus » : cercle. Désigne à la fois la piste, l’espace circulaire où a lieu le spectacle et le spectacle lui-même.

Le cirque traditionnel

Le cirque dans sa forme moderne remonte au XVIIIème siècle mais trouve en fait ses origines plusieurs siècles auparavant en Afrique et en Asie dans des pratiques sacrées qui deviendront bientôt sources de jeux où les plus forts ou les plus habiles s’affrontent. A partir du Xè siècle, les Tziganes venus d’Inde contribueront également à importer en Europe certains savoirs comme le dressage d’animaux, le fildeférisme ou la contorsion qui deviendront des classiques du cirque.

Aux XVIIème et XVIIIème siècles, ceux qu’on appelle les saltimbanques (de l’italien « saltare in banco » : sauter du banc, de l’estrade) vont de foire en foire parfois utilisés par les commerçants pour attirer les clients. C’est dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle que naît le cirque moderne : les foires étant peu à peu interdites, les acrobates, danseurs de corde, jongleurs et voltigeurs à cheval se regroupent pour présenter des spectacles en commun. Le premier nom retenu par l’histoire du cirque est celui de Philip Astley qui, dans les années 1760 fondera le « Royal Amphitheatre of Arts », et fera de son cirque une véritable entreprise commerciale. Il sera l’un des premiers à présenter un spectacle alliant numéros équestres, théâtre et ballet dans une structure « en dur » constituée d’une piste circulaire, qui protège artistes et spectateurs des intempéries et oblige les spectateurs à payer leur entrée.

Peu à peu les cirques stables se répandent en Europe et les numéros équestres connaissent un grand succès jusqu’en Amérique. Le mot « Cirque » apparaît pour la première fois en France en 1807 pour désigner le Cirque Olympique des frères Franconi qui présente un mélange d’exercices équestres et de théâtre. Lui succèderont au cours des XIXème et XXème siècles de véritables dynasties circassiennes comme les Pinder, Zavatta ou Bouglione qui créeront les cirques itinérants dont les chapiteaux deviendront les emblèmes, et introduiront les animaux sauvages dans leurs spectacles.

Le cirque contemporain

L’exotisme et le spectaculaire deviennent gages de succès pour les cirques, notamment aux Etats-Unis où Phinéas Taylor Barnum sera le premier à exhiber des êtres humains tels le lilliputien Charles Stratton et possèdera jusqu’à 1000 animaux sauvages dans sa ménagerie ; puis il concevra un gigantesque chapiteau constitué de trois pistes qui lui apportera la fortune aux Etats-Unis mais aussi en Europe où il effectuera une tournée entre 1897 et 1902.

A partir des années 1930, on assiste aux prémices du cirque contemporain tel que nous le connaissons aujourd’hui : il associe aux numéros traditionnels de domptage ou d’acrobatie des disciplines différentes telles que le chant, la boxe… La télévision elle-même s’y intéresse avec l’émission « La Piste aux étoiles » qui connaîtra un grand succès dans les foyers français de 1950 à 1976.

Mais victime de la crise pétrolière des années 70 et d’une baisse de fréquentation, la profession a besoin de renouveau. Elle trouve un second souffle dans le « nouveau cirque » dont les membres ne sont plus forcément issus des grandes familles circassiennes. En effet, avec le soutien de l’Etat, des écoles du cirque se créent en France à partir des années 70 puis dans le monde entier démocratisant la discipline. La comédienne Silvia Monfort et Alexis Grüss fondent la première école en France, en 1974, symbole de ce mélange de disciplines qui fait le « nouveau cirque » ou le cirque contemporain.

En 1985, le Centre National des Arts du Cirque à Châlons-en-Champagne est créé.

Des cirques comme Archaos, le Cirque du Soleil, Zingaro ou le Cirque Plume, fondés dans les années 80, sont issus de cette nouvelle génération de circassiens qui, délaissant les enchaînements de numéros tous identiques d’un cirque à un autre,  construisent leurs spectacles autour d’un fil rouge, d’une histoire. Une autre de leurs caractéristiques est d’introduire une plus grande créativité et théâtralisation dans leurs numéros : les clowns se mêlent aux cracheurs de feu, aux danseurs, comédiens et magiciens ; les projections vidéo, les effets pyrotechniques, les engins mécaniques viennent renouveler entièrement le genre. Evoluant dans sa forme et ses objectifs, le cirque quitte de plus en plus souvent le chapiteau pour investir d’autres lieux : rue, théâtre, hôpitaux…

Chaque troupe développe désormais son propre style contribuant à faire du cirque contemporain un art d’une grande richesse rempli de magie et de poésie.

(sources : "Cirque et compagnies" – Pascal Jacob, voir ci-dessous; site du centre national des arts du cirques et de différentes compagnies)

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